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De la routine au grand n'importe quoi

Le conseil de ce lundi 27 janvier 2014 s’annonçait léger. S'annonçait seulement...

La routine d'abord : si l'autorité de tutelle a bien avalisé les décisions budgétaires intervenues durant le mois de décembre 2013, les commentaires du CRAC (Centre régional d’aide aux communes) eux sont pour le moins inquiétants, particulièrement en ce qui concerne la trésorerie communale : le respect de la trajectoire budgétaire, l'évolution budgétaire, les provisions... Le groupe ECOLO par la voix de Muriel Hanot trouve malheureusement ici la confirmation des sonnettes d'alarme qu'il tirait lors de l'examen des comptes et du budget communal. Sans le dire ouvertement, le bourgmestre, en évoquant la cellule de monitoring financier mise en place par la ville, ne démentira pas les propos de notre chef de groupe.

Routine toujours quand le conseil aborde les crédits prévus pour la Politique des Grandes Villes: Muriel Hanot demande année après année une évaluation de cette politique: contrat ville durable, rencontres ateliers... Le bourgmestre la promet en 2014, il promettait déjà en 2012...

Grégory Cardarelli soulignera qu'enfin le Règlement Communal d'Urbanisme amendé est adopté, c'est une bonne étape bien que certaines recommandations de la CCATM ne soient pas acceptées par le Collège. Ces recommandations auraient permis à La Louvière d'anticiper sur des évolutions dans l'utilisation des matériaux, dans le renforcement de normes environnementales qu'elle devra de toute manière intégrer dans les années futures. Tous se réjouissent de la diminution des délais.

Routine enfin quand le Collège, par les voix de l'échevin Gava et du bourgmestre, restera particulièrement flou dans la dévolution d'une diminution de 53.000 euros de subsides dans le cadre du Plan de Cohésion Sociale pour des associations comme Le Réseau Laïque de Solidarité, le centre Indigo, le CPAS, Vie Féminine... Un enfant aurait remarqué qu'il y avait un problème d'addition... Pas le Collège. On verra plus tard.

Sortons de la routine pour évoquer un curieux problème d'état d'un trottoir de la rue de l'Hôtel de Ville à Haine-St-Pierre. Problème qui n'aurait pas dû avoir sa place en Conseil Communal si le Collège avait répondu au courrier envoyé par Muriel Hanot. Le trottoir affaissé n'a été réparé qu'en face du numéro 53 alors qu'il rendait difficile la circulation des piétons du 51 au 57... Le tout nouvellement sorti du four échevin Wimlot a pris la mouche, a évoqué un "procès d'intention", a noyé le poisson évoquant de nombreux trottoirs dans toutes les anciennes communes de la Louvière. S'excitant beaucoup et ne répondant pas à la question bien anodine et simple pourtant. A propos, Monsieur Laurent Wimlot ne tient pas plus en place comme échevin que comme conseiller. Rester assis plus d'une demi-heure lui est impossible... Il gambade, taille une bavette avec un journaliste ou un employé communal. Souffre-t-il d'hyperkinésie comme certains jeunes élèves. Eux ont l'excuse de la jeunesse et aussi d'une "maladie" réelle...

Evoquons ensuite un vrai gâchis : une motion a été déposée par le conseiller du PTB qui demande que le conseil communal soutienne une demande de moratoire quant à l'examen des demandes d'asile et à l'expulsion éventuelle d'environ 300 Afghans. C'était simple, clair, non polémique mais la majorité a vidé cette motion de sa substance en faisant voter une autre motion présentée comme amendement à celle portée par toute l'opposition démocratique du conseil, où il n'était plus question de moratoire, ni d'Afghans d'ailleurs... Nous avons déjà vu la parlementaire Olga Zrihen mieux inspirée ! Beau gâchis.

L'honneur de la majorité a été sauvé par la conseillère Rmili qui elle a voté la motion qui avait le soutien de toute l'opposition démocratique. Malgré ce gâchis final, deux interventions se sont montrées à la hauteur du problème évoqué : celle de notre chef de groupe qui a expliqué le conteste et l'enjeu simplement et avec humanité et celle du chef de groupe CDH Drugmand qui face au danger subi par ces demandeurs a osé se démarquer des prises de position de son parti au niveau fédéral.

Enfin terminons par la pantalonnade des questions d'actualité : tous les conseillers d'opposition avaient levé la main bien avant que le point n'arrive à l'ordre du jour. A l'exception de notre conseiller Didier Cremer qui délaissant son siège est venu se mêler au public. Deux manières de dénoncer le règlement débile qui préside à la prise en compte des questions d'actualité. Le bourgmestre sans pratiquement regarder l'aréopage des conseillers a désigné qui bon lui semblait... Il a ainsi pu lire la réponse écrite d'avance à la question lue laborieusement par le conseiller de la majorité Cernero. Comme d'habitude le bourgmestre n'a donné aucune information précise ou a refusé de prendre en compte la question. Rien concernant le placement des panneaux électoraux en mai, le flou concernant la possibilité pour des employés communaux d'infliger des amendes administratives à des mineurs de plus de 14 ans, rien sur la "task force" lancée avec fanfare au moment de l'annonce de la restructuration Duferco - NMLK...

Il suffirait de peu de chose pourtant pour faire des conseils communaux un lieu de débat serein et d'avancée démocratique.

Michel Eggermont

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