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Didier Cremer

Pour que vive la démocratie

Né à Huy en 1963, j'ai passé une enfance heureuse avec mon frère et ma soeur, dans une maison de cité à Seraing, en banlieue liégeoise.

Ma scolarité commence à l'école communale, et se poursuit à l'Athénée Royal de Seraing. C'est le début des crises pétrolières ; en classe, on sait que notre futur ne sera pas rose : les entreprises du bassin liégeois ferment à la pelle, les pertes d'emplois se comptent par milliers.

Fin de l'adolescence, le cocon familial s'effiloche et mes parents finiront par divorcer des années plus tard. Je m'inscris à l'université de Liège en mathématiques, parce que c'est ce que j'ai toujours voulu faire, parce que j'avais des facilités inhabituelles dans ce domaine, parce que l'université, c'était au bout de la ligne de bus...
Mais c'est la galère, il n'est pas facile d'étudier quand le milieu familial se déchire.

Diplômé en 1986, je m'inscris comme demandeur d'emploi... Sans appui, je serai le dernier de la promotion à trouver du travail. C'est la découverte de la dure réalité du clientélisme wallon : l'enseignement de l'Etat ne veut pas de moi parce que je suis apolitique et l'enseignement catholique répugne à m'engager car je ne suis pas issu de ses rangs !

Après une année d'intérims entrecoupés de périodes de chômage, je fais mon service militaire au génie de combat, parce que c'est mon souhait. C'est la découverte des explosifs, du pontage, de la gestion d'un groupe... C'est aussi un an de calme : logé, nourri, chauffé, blanchi : des vacances en Allemagne en quelque sorte.

Libéré de mes « obligations » militaires en 1988, je reviens en Belgique. Sans emploi stable je ne peux me permettre que de vivre en kot. Mal logé, je connais le bruit, le froid... l'incertitude d'une vie sans travail stable. Ce sont aussi les grandes grèves de l'enseignement qui commencent. Comme le budget de la Communauté Française a été mal négocié par les politiciens wallons de l'époque, il n'y a plus d'argent dans les caisses. Dans l'enseignement, on ne licencie pas mais, subtile nuance, on ne réengage pas les temporaires. Ça passe inaperçu, c'est indolore... sauf pour les sans-noms qui ne sont pas réengagés.

Alors, lassé de ces conditions ingrates de travail, je reprends des études en informatique à l'UCL. Le jour, j'enseigne dans une école du centre de Liège. La nuit, je retourne travailler sur l'ordinateur de l'école car il y fait chaud et calme.

Entre-temps, j'ai rencontré Geneviève, qui travaille à Jolimont comme kinésithérapeute avec un contrat à durée indéterminée. Nous décidons de louer une maison à La Louvière en juillet 1992.

Je termine ma licence en informatique en 1993, puis je travaille comme informaticien dans le monde bancaire. C'est la découverte d'un monde ne vivant que par la spéculation et pour l'argent.
Je n'y suis pas heureux, alors je reviens dans l'enseignement, plus fort d'avoir connu d'autres expériences. Comme nous vivons maintenant à deux, il est plus facile d'affronter les périodes sans travail.

En 2003, après plusieurs années de tribulations entre différentes écoles du Hainaut, je suis enfin nommé à temps partiel comme professeur de math à Châtelet. S'ensuivent encore quelques mutations, pour finalement accoster, définitivement j'espère, à l'Athénée Royal de Binche, temps plein. Je m'y sens bien et ce travail me rend très heureux.

Pendant toutes ces années, j'ai continué ma formation militaire, convaincu qu'il ne faut compter que sur ses propres forces pour se défendre, persuadé que la liberté est un bien inestimable jamais définitivement acquis. Je suis aujourd'hui commandant de réserve au 4ème génie à Amay.

En 2012, lassé de voir un monde qui va mal, écœuré de vivre dans une région engluée dans les affaires, oppressé par la gestion autoritaire de la ville de la Louvière, je décide d'entrer chez ECOLO, convaincu que seule l'action politique peut avoir une chance de changer notre environnement, la gestion de la société, notre vie... parce que quand les choses vont mal, je ne peux pas rester spectateur et me taire.

Imbriqués dans ce parcours, il y a ma femme et nos cinq enfants. Nous essayons de les aider à grandir. Ce n'est pas tous les jours facile et c'est notre jardin secret.

Contacter Didier Cremer : 69 rue Warocqué 7100 La Louvière – cremerdidier@yahoo.fr

Consulter le blog de Didier Cremer


Page imprimée le 19/11/2017 à 13:22. | © ECOLO La Louvière - 2006